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Réinscription après un arrêt maladie : le délai de 5 jours à ne pas manquer

Gabriel Richard 23.04.2026 · 4 min à jour le 28.08.2026
découvrez les étapes clés pour vous réinscrire à pôle emploi après un arrêt maladie et reprendre efficacement votre recherche d’emploi.

Si votre arrêt maladie a duré quinze jours ou plus, France Travail vous a retiré de la liste des demandeurs d’emploi : vous devez vous réinscrire dans les cinq jours qui suivent la fin de l’arrêt pour que votre allocation reprenne. En dessous de quinze jours, aucune réinscription n’est nécessaire, vous n’avez jamais quitté la liste.

Arrêt de moins de 15 joursinscription maintenue
Arrêt de 15 jours ou pluscessation d’inscription
Délai pour se réinscrire5 jours après la fin
Qui paie pendant l’arrêtl’Assurance maladie
Durée du droit AREreportée d’autant

Le seuil de quinze jours change tout

Un arrêt de moins de quinze jours n’a aucun effet sur votre inscription : vous restez sur la liste et la seule obligation est de déclarer l’arrêt. À partir de quinze jours, vous êtes considéré comme indisponible pour la recherche d’emploi, ce qui entraîne une cessation d’inscription et l’interruption du versement de l’allocation.

Cette cessation n’est pas une sanction et n’a rien de commun avec une radiation. Elle constate une indisponibilité temporaire, et la réinscription qui suit est de droit. Beaucoup s’en alarment en recevant le courrier, à tort.

Déclarer l’arrêt : quand et comment

La déclaration se fait au moment de votre actualisation mensuelle, entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant, ou à tout moment depuis votre espace personnel si l’arrêt tombe en dehors de cette fenêtre. Transmettez l’avis d’arrêt de travail à France Travail et à votre caisse d’assurance maladie : les deux démarches sont indépendantes.

Ne pas déclarer est la faute la plus coûteuse. Les allocations versées pendant l’arrêt sont des indus : elles vous seront réclamées, généralement par retenue sur les versements suivants, et une déclaration inexacte expose en outre à une sanction administrative.

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Qui vous paie pendant l’arrêt

L’allocation chômage s’interrompt et l’Assurance maladie prend le relais sous forme d’indemnités journalières, après un délai de carence de trois jours et sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droits. Le montant, calculé sur vos salaires antérieurs, n’a aucun lien avec celui de votre allocation.

L’écart entre les deux peut être important dans un sens comme dans l’autre. C’est une bascule de régime, pas une continuité de revenu : vérifiez le montant annoncé par votre caisse dès les premiers jours plutôt qu’à la fin du mois.

Ce que vous ne perdez pas

Votre droit à l’allocation n’est pas consommé pendant l’arrêt. Les jours non payés sont reportés et repoussent d’autant la date de fin de vos droits : un arrêt de deux mois décale cette date de deux mois. Vous retrouvez ensuite le même montant journalier, sans nouveau différé ni nouveau délai d’attente.

Un point rassure rarement au bon moment : la cessation d’inscription liée à la maladie ne compte pas comme une interruption de parcours et n’a pas d’effet sur vos droits futurs. Le dossier est simplement mis en pause, puis repris.

Les cinq jours à ne pas manquer

Le compteur démarre le lendemain du dernier jour de l’arrêt. Passé ce délai, la réinscription reste possible, mais elle prend effet à sa date réelle et non à la fin de l’arrêt : les jours écoulés entre les deux ne sont ni payés ni rattrapés. C’est la seule perte sèche de tout le mécanisme.

  • Anticipez avant la fin de l’arrêt. Vérifiez que vos identifiants fonctionnent encore et que vos coordonnées bancaires sont à jour, plutôt que de le découvrir le cinquième jour.
  • Réinscrivez-vous depuis votre espace personnel, ou par téléphone au 3949 si l’accès en ligne est bloqué.
  • Reprenez l’actualisation dès le mois suivant. Elle recommence normalement, et son oubli entraîne cette fois une vraie radiation.
  • Conservez l’avis d’arrêt et les décomptes d’indemnités journalières. Ils servent à justifier la période en cas de contrôle ou de recalcul.
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Si l’arrêt se prolonge ou débouche sur une inaptitude

Un arrêt long peut conduire le médecin conseil à proposer une reconnaissance d’invalidité. La pension d’invalidité peut alors se cumuler partiellement avec l’allocation chômage, selon la catégorie retenue et les revenus antérieurs, mais ce cumul obéit à des règles propres qu’il faut faire chiffrer par France Travail avant de trancher.

Si des séquelles limitent durablement vos capacités, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ouvre un accompagnement renforcé et des dispositifs d’aide au retour à l’emploi. La demande se dépose auprès de la maison départementale des personnes handicapées, indépendamment de votre dossier France Travail.

Vérifier vos droits

Notre simulateur d’allocation chômage donne le montant attendu, de quoi contrôler que celui repris après l’arrêt correspond bien à celui d’avant, une vérification qui met parfois au jour une erreur de reprise.

Pour la démarche générale et la question du reliquat, voyez la réinscription à France Travail. Si vous n’étiez pas inscrit avant votre arrêt de travail, c’est une première inscription qui vous concerne : les règles sont détaillées dans s’inscrire après un arrêt maladie.