Simulateur chômage : montant de l’ARE, durée et premier versement
Le montant net de votre allocation, sa durée en jours, et le nombre de jours de différé avant le premier virement. Barèmes Unédic à jour.
Détail du calcul
L’allocation d’aide au retour à l’emploi se calcule sur un salaire journalier de référence, le SJR, et non sur votre salaire mensuel. France Travail retient le plus élevé de deux formules, sans jamais dépasser 75 % de ce SJR. Le simulateur applique ces règles, en déduit les retenues sociales et donne l’allocation nette, la durée d’indemnisation et le nombre de jours à attendre avant le premier virement.
Comment se calcule le montant
Le SJR rapporte votre salaire de la période de référence au nombre de jours calendaires qu’elle couvre, week-ends compris. Pour un emploi continu, il revient à diviser le salaire mensuel brut par 30,42. L’allocation journalière est ensuite le plus élevé de 40,4 % du SJR augmentés de 13,18 € et de 57 % du SJR, sans descendre sous l’allocation minimale de 32,13 € ni dépasser 75 % du SJR.
Ces bornes découpent le barème en quatre tranches, et savoir dans laquelle vous tombez explique la plupart des écarts entre l’estimation attendue et le montant notifié.
| Salaire mensuel brut | Allocation retenue |
|---|---|
| Moins de 1 303,05 € | 75 % du salaire brut |
| De 1 303,05 à 1 426,72 € | l’allocation minimale, 32,13 € par jour |
| De 1 426,72 à 2 415,01 € | 40,4 % du SJR + 13,18 € |
| Au-delà de 2 415,01 € | 57 % du SJR |
Le montant affiché sur la notification est un brut. Trois retenues s’y appliquent : la retraite complémentaire, à hauteur de 3 % du SJR, puis la CSG et la CRDS sur 98,25 % de l’allocation. Aucune ne peut faire passer sous l’allocation minimale, et la CSG comme la CRDS ne sont pas prélevées en dessous de 61 € par jour.
Une fois votre notification reçue, comparez-la au résultat ci-dessus. Trois lignes suffisent à repérer une erreur : le salaire journalier de référence, l’allocation journalière et le nombre de jours. Notre guide pour vérifier le montant de vos allocations détaille ce que chacune doit contenir et comment faire corriger un écart.
Combien de temps dure l’indemnisation
La durée se compte en jours calendaires entre le premier jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat situés dans la période de référence, le tout affecté d’un coefficient de 0,75 depuis la réforme de 2023. Cette période de référence couvre les 24 derniers mois, portés à 36 à partir de 55 ans.
Le résultat ne descend jamais sous 182 jours et se heurte à un plafond qui dépend de votre âge à la fin du contrat : 548 jours en dessous de 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans. Un emploi de deux ans sans interruption atteint donc déjà le plafond des moins de 55 ans.
Pourquoi le premier versement se fait attendre
Trois délais se cumulent, et ils surprennent presque tout le monde. Le différé congés payés correspond à votre indemnité compensatrice divisée par le SJR. Le différé spécifique vise la part des indemnités de rupture supérieure au minimum légal, divisée par 111,8, dans la limite de 150 jours, ramenée à 75 jours pour un licenciement économique. S’ajoute enfin le délai d’attente de 7 jours, systématique.
Une rupture conventionnelle bien négociée peut ainsi repousser le premier virement de plusieurs mois : la prime obtenue au-delà du minimum légal se paie en jours de carence. C’est un arbitrage à faire avant de signer, pas après.
La dégressivité au septième mois
Les allocations les plus élevées sont réduites d’un coefficient de 0,7 à partir du septième mois d’indemnisation. La règle ne vise que les allocataires de moins de 55 ans à la fin du contrat, dont l’allocation journalière dépasse 92,57 €, soit environ 4 900 € de salaire brut mensuel. La réduction ne peut pas faire descendre en dessous de ce même seuil.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il avoir travaillé ?
130 jours travaillés ou 910 heures sur la période de référence, soit un peu plus de quatre mois. Le seuil descend à 108 jours ou 758 heures pour les saisonniers et pour ceux qui n’ont jamais été indemnisés au cours des vingt dernières années.
Le chômage est-il calculé sur le brut ou sur le net ?
Sur le brut. C’est la source de la déception la plus fréquente : une allocation annoncée à 57 % du salaire ne représente pas 57 % de ce que vous touchiez, puisque la comparaison oppose un pourcentage du brut à un net. Le simulateur accepte les deux saisies et reconstitue le brut à partir du net pour éviter ce contresens.
L’allocation est-elle imposable ?
Oui, elle entre dans le revenu imposable et le prélèvement à la source s’y applique, à un taux que France Travail récupère auprès de l’administration fiscale. Le montant estimé ici est net de cotisations sociales, pas net d’impôt.
Une démission ouvre-t-elle des droits ?
Pas dans le cas général, sauf démission reconnue légitime, comme un suivi de conjoint ou une non-perception des salaires, ou dans le cadre d’un projet de reconversion validé avant le départ. Une rupture conventionnelle, elle, ouvre des droits comme un licenciement.
Un mois de trente et un jours est-il mieux payé ?
Non. L’allocation est mensualisée sur une base de trente jours quel que soit le mois. Le nombre de jours indemnisés notifié se consomme donc à raison de trente par mois, ce qui explique l’écart entre la durée en jours et la durée réelle en mois.