Demander ses congés en septembre : les délais à respecter face à l’employeur

Poser une semaine de congés en septembre 2026 vous coûtera 6 jours ouvrables pile, pas un de moins, puisque le mois ne compte aucun jour férié à accoler à votre départ. Autant le savoir avant d’envoyer votre demande : votre employeur, lui, attend un délai de prévenance que sa convention collective fixe le plus souvent à un mois.
Septembre reste un mois où les demandes affluent, la rentrée scolaire passée mais l’envie de souffler encore là. Votre employeur garde la main sur la validation des dates, sauf accord d’entreprise plus favorable qui viendrait borner son pouvoir de refus.
Sommaire
- Le calendrier de septembre 2026 : jours fériés et jours ouvrables
- La procédure pour demander ses congés
- L’employeur peut-il refuser une demande de congés en septembre ?
- Rappel sur l’acquisition et le report des congés
Le calendrier de septembre 2026 : jours fériés et jours ouvrables
Septembre 2026 ne compte aucun jour férié en France métropolitaine. Le mois totalise 30 jours calendaires, dont 26 jours ouvrables (lundi-samedi) et 22 jours ouvrés (lundi-vendredi), le 1er septembre tombant un mardi.
| Notion | Définition | Septembre 2026 |
|---|---|---|
| Jours ouvrables | Tous les jours sauf dimanche et jours fériés | 26 |
| Jours ouvrés | Jours réellement travaillés (lundi-vendredi) | 22 |
| Jours fériés | Aucun en septembre | 0 |
C’est là le piège du calendrier de septembre : sans jour férié à accrocher à un week-end, chaque jour de repos vous est décompté plein tarif. Une semaine off vous coûte 6 jours ouvrables, contre 4 ou 5 en mai certaines années, quand le 1er, le 8 mai ou l’Ascension permettent de ne poser qu’un ou deux jours pour en libérer quatre. Si vous avez le choix de la période, gardez ce calcul en tête avant de fixer vos dates.
La procédure pour demander ses congés
Votre demande de congés payés doit être écrite. Un email ou un formulaire interne suffit, à condition de conserver une preuve de la date d’envoi et de l’accord de votre employeur.
Précisez les dates exactes souhaitées, la durée en jours ouvrables et, si possible, une marge de souplesse en cas de refus initial. Votre employeur répond généralement avant la date limite fixée par l’accord d’entreprise ou, à défaut, un mois avant le départ selon les usages.
Pour anticiper le montant exact de l’indemnité de congés, la grille de salaire applicable selon le statut du salarié reste un point de départ utile.
L’employeur peut-il refuser une demande de congés en septembre ?
Oui. Votre employeur peut refuser ou reporter une demande de congés pour raisons d’organisation du service, tant qu’il ne vous prive pas de votre droit au congé principal. Il fixe l’ordre des départs selon votre situation familiale, votre ancienneté et une éventuelle activité chez un autre employeur.
Le refus doit être motivé et communiqué avant la date de départ prévue. En cas de silence prolongé, vous ne pouvez pas partir de votre propre initiative : l’accord explicite reste nécessaire, sauf disposition contraire de la convention collective. C’est le piège le plus fréquent : un salarié qui interprète l’absence de réponse comme un feu vert s’expose à une absence injustifiée, jusqu’à un motif de sanction.
Rappel sur l’acquisition et le report des congés
En CDI ou CDD, vous acquérez 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (25 jours ouvrés) sur une période de référence complète. Ces jours doivent en principe être pris avant la fin de la période de référence, sauf accord d’entreprise ou circonstances particulières permettant le report.
Depuis la loi DDADUE du 22 avril 2024, les périodes d’arrêt maladie ouvrent droit à l’acquisition de congés payés. Si vous tombez malade pendant vos congés, vous bénéficiez d’un droit au report. Si des congés n’ont pas pu être posés faute de réponse ou pour cause de maladie, un report sur l’année suivante reste possible selon les conditions de l’accord d’entreprise.
Vos droits, en pratique
| Profil | Ce que ça change en septembre 2026 |
|---|---|
| Salarié du privé (CDI/CDD) | Doit respecter le délai de prévenance conventionnel ou d’usage (souvent 1 mois) ; aucun jour férié en septembre, donc aucune économie de jours possible. |
| Agent public | Régime propre à la fonction publique, souvent avec délai de dépôt fixé en interne ; l’ordre des départs suit des critères similaires. |
| Demandeur d’emploi | Non concerné directement, sauf reliquat de congés à indemniser par l’ancien employeur. |
| Indépendant | Aucune règle de congés payés applicable ; concerne uniquement les salariés liés par contrat de travail. |
Les questions qui reviennent
Peut-on cumuler un congé posé en septembre avec un jour de fractionnement ?
Le droit au fractionnement dépend de la prise du congé principal en dehors du 1er mai au 31 octobre. Un congé en septembre s’inscrit dans cette période et n’ouvre donc pas droit au fractionnement à ce titre.
Un salarié en arrêt maladie pendant ses congés de septembre peut-il les reposer ailleurs dans l’année ?
Oui, sous réserve de l’accord d’entreprise applicable. La loi DDADUE du 22 avril 2024 sécurise ce droit au report, mais les modalités précises (délai, période de report) restent fixées au niveau de l’entreprise ou de la convention collective.
La règle du délai d’un mois s’applique-t-elle aussi aux salariés à temps partiel ?
Le délai de prévenance dépend de la convention collective ou de l’accord d’entreprise, sans distinction de principe selon le temps de travail. Un salarié à temps partiel est soumis aux mêmes règles qu’un salarié à temps plein, sauf disposition spécifique de son accord.
Sources
- Service-public.fr : « Peut-on reporter sur l’année suivante des jours de congés non pris ? », mis à jour le 18 juin 2026
- Lefebvre Dalloz : « Congés payés », fiche conseil droit social du 4 septembre 2026
- Hello Workplace : « Congés payés : les règles qui ont changé en 2026 », 12 février 2026




