La semaine de révision : un droit obligatoire pour tout apprenti en contrat d’apprentissage
Dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, l’apprenti bénéficie d’avantages spécifiques pour préparer son programme de révision et réussir son évaluation finale. Parmi ces avantages figure la semaine de révision, un congé spécial prévu par la réglementation du droit du travail. Ce congé correspond à 5 jours ouvrables, à poser dans le mois précédent les examens, avec maintien du salaire et sans condition supplémentaire.
Cette période est strictement encadrée par la loi afin de garantir que l’apprenti dispose des temps de travail et de repos nécessaires pour se préparer efficacement. L’employeur est tenu de l’accorder sans refus possible, sous peine de sanctions financières.
Quels sont les fondements légaux de la semaine de révision pour un apprenti ?
Selon l’article L6222-35 du Code du travail, tout apprenti se voit reconnaître le droit à 5 jours ouvrables de congés payés spécifiques pour ses révisions. Ces jours viennent s’ajouter aux congés annuels habituels. Ce temps de travail aménagé est un élément clé pour assurer l’obtention du diplôme lié à la formation.
La semaine de révision ne peut être prise qu’une seule fois par diplôme, même si la formation s’étale sur plusieurs années. Les jours doivent être pris volontairement dans les 30 jours avant l’épreuve certifiante, condition nécessaire pour respecter le cadre réglementaire en vigueur en 2026.
Impossible de réclamer ces congés pour des épreuves en contrôle continu ou des sessions de rattrapages, l’application reste rigoureusement liée à l’examen principal.
Comment poser ses jours de révision et quelle est la position de l’employeur ?
L’apprenti doit signaler sa demande de congé pour révision au minimum un mois avant la date prévue. La demande écrite reste la meilleure preuve en cas de litige entre les parties. L’employeur est alors dans l’obligation d’accorder ces jours, sans pouvoir légalement s’y opposer.
Il est possible de fractionner ces 5 jours sur plusieurs semaines tant que cela se situe dans le mois précédant les examens. Cela facilite l’organisation de l’entreprise tout en respectant le programme de révision de l’apprenti.
En cas de refus non justifié, l’employeur s’expose à une amende administrative pouvant atteindre 1 500 euros. Par ailleurs, le refus ou le non-paiement de ces congés constitue une infraction au droit du travail.
Que faire si l’employeur refuse d’accorder ces jours de révision ?
Le refus de la semaine de révision est une violation directe des règles applicables aux apprentis. L’apprenti doit dans un premier temps rappeler à l’employeur l’obligation légale qui lui incombe. Il peut également solliciter l’intervention de son centre de formation d’apprentis (CFA), qui joue un rôle pivot dans la médiation.
Si le conflit persiste, la saisine de l’inspection du travail est envisageable afin de faire respecter ce droit. Le recours aux Prud’hommes reste une option si l’apprenti subit un préjudice lié à un refus injustifié.
Différences entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation concernant les congés de révision
La semaine de révision est exclusivement réservée aux apprentis en contrat d’apprentissage. Les salariés engagés en contrat de professionnalisation ne bénéficient pas de ce congé spécifique. Ils doivent aménager leur programme de révision sur des temps de repos classiques ou utiliser leurs congés payés traditionnels.
Cela signifie que, même si la formation est similaire, les modalités liées au temps de travail et à la préparation des examens diffèrent entre les deux types de contrat. Il est donc indispensable de bien connaître ses droits en fonction du contrat signé.
Quels sont les impacts de cette différence pour les apprentis ?
Pour les apprentis, cette distinction représente un avantage non négligeable, car elle leur garantit un temps consacré spécifiquement pour se préparer. Ce dispositif contribue à la réussite et à la qualité de la formation.
En revanche, les alternants en contrat de professionnalisation doivent négocier avec leur employeur des congés pour la préparation des examens, ce qui peut s’avérer plus complexe selon l’organisation interne de l’entreprise.




