Le relevé de carrière : quel type de salaire y est consigné ?
Le relevé de carrière est un document essentiel pour les assurés sociaux. Il récapitule les droits à la retraite accumulés tout au long de la vie professionnelle. Une question fréquente concerne le type de rémunération indiqué sur ce relevé : s’agit-il du salaire brut ou du salaire net ? En réalité, le relevé de carrière fait état du salaire brut soumis à cotisations sociales, et non du salaire net perçu, ni même du salaire brut total sans limites.
Le terme « salaire brut soumis à cotisations » désigne la partie du salaire avant prélèvements des cotisations sociales, mais plafonnée conformément aux règles de la Sécurité sociale. Cette distinction est importante puisque le calcul de la retraite repose sur ces bases cotisées.
Pourquoi le salaire reporté est-il le brut plafonné et non le net ?
Le calcul des droits à la retraite repose sur des cotisations assises sur le salaire brut. C’est ce montant qui est soumis aux prélèvements de la Sécurité sociale. En revanche, le salaire net intègre les déductions des cotisations et des impôts, et ce n’est donc pas une base pertinente pour mesurer les cotisations accumulées.
En outre, le salaire pris en compte pour le régime de base est plafonné au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). À titre d’exemple, ce plafond est fixé à 47 100 euros en 2025. Au-delà de ce seuil, les revenus supérieurs ne comptent plus pour le calcul des trimestres ou des points.
| Élément | Définition | Application au relevé de carrière |
|---|---|---|
| Salaire brut | Salaire avant déduction des cotisations sociales | Consigné dans le relevé de carrière avec plafonnement au PASS |
| Salaire net | Salaire après déductions des cotisations sociales et impôts | Non utilisé pour les calculs des droits de retraite |
| Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) | Montant maximal pris en compte pour le calcul des cotisations | 47 100 euros en 2025 |
Comment le relevé de carrière prend-il en compte les périodes d’activité et les cotisations ?
Le relevé mentionne les revenus annuels sur lesquels les cotisations vieillesse ont été versées. Cela englobe les emplois salariés, les périodes d’activité indépendante et certaines périodes assimilées comme le chômage ou la maladie. Chaque période cotisée valide un nombre de trimestres proportionnel aux montants cumulés.
Il est important de noter que même si un salarié perçoit un salaire supérieur au PASS, seul le montant plafonné figure dans son relevé. Par ailleurs, valider un trimestre ne dépend pas uniquement du salaire brut total, mais du montant cumulé de cotisations. Par exemple, pour valider un trimestre en 2025, il suffit d’avoir un revenu brut soumis à cotisations d’au moins 1 782 euros.
Pourquoi peut-il y avoir une différence entre le salaire brut réel et le salaire reporté ?
Les différences s’expliquent principalement par le plafonnement au PASS, mais aussi par plusieurs autres éléments :
- Cotisations limitées : Seules les cotisations sur la partie du salaire jusqu’au plafond sont prises en compte.
- Salaire soumis à cotisations : Certains revenus complémentaires ou primes peuvent être exclus si non assujettis aux cotisations vieillesse.
- Périodes assimilées : Le relevé peut aussi indiquer des trimestres validés sans salaire direct, comme le chômage ou le congé maternité.
Ces règles expliquent que la somme indiquée sur le relevé n’est pas systématiquement égale au total des salaires nets ou bruts figurant sur les bulletins de salaire.
Quelles sont les implications pour le calcul de la retraite et la lecture du relevé de carrière ?
Le montant reporté dans le relevé sert de base pour le calcul de la pension. Pour le régime général par exemple, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) utilise le salaire brut plafonné afin de déterminer les droits. Pour les régimes complémentaires, comme la Retraite Agirc-Arrco, le calcul repose sur des points acquis en fonction des cotisations versées sur ces bases.
Il est donc crucial de bien comprendre que le relevé ne reflète ni le salaire net qui apparaît sur les bulletins ni le salaire brut réel perçu sans plafond. Cette précision permet d’éviter les confusions lors de l’analyse des droits acquis et d’assurer une gestion rigoureuse de son parcours.
| Aspect | Régime général (CNAV) | Retraite complémentaire (Agirc-Arrco) |
|---|---|---|
| Base de calcul | Salaire brut plafonné soumis à cotisations sociales | Points calculés sur la base des cotisations versées sur le même salaire brut plafonné |
| Validation des trimestres | Revenu minimum de 1 782 euros brut cotisé en 2025 pour un trimestre | Accumulation de points selon cotisations |
| Concernés | Salariés, indépendants, paysans, fonctionnaires | Salariés cadres et non cadres, régimes complémentaires |
Comment obtenir et vérifier son relevé de carrière ?
Le relevé de carrière est accessible en ligne sur le site de l’Assurance retraite ou via le portail info-retraite.fr. A partir de 35 ans, il vous est envoyé automatiquement tous les cinq ans, puis accompagné d’une estimation indicative globale à partir de 55 ans.
Il est recommandé de vérifier régulièrement les informations concernant les salaires bruts soumis à cotisations, le nombre de trimestres validés, ainsi que l’exactitude des périodes travaillées. En cas d’erreur ou d’omission, il convient de contacter rapidement la caisse de retraite concernée, muni des justificatifs utiles tels que bulletins de salaire ou attestations de périodes d’arrêt.
Que faire en cas de divergences sur le relevé de carrière ?
Une mise à jour est nécessaire si le relevé comporte des erreurs, notamment sur les salaires ou les périodes validées. Les périodes spécifiques comme le service militaire ou les congés maternité peuvent apparaître avec un délai. Il est essentiel de conserver tous les documents pour appuyer votre demande de rectification avant la liquidation de la retraite.




