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Freelance après un CDI : le calendrier de J-90 à M+3 pour ne pas rater son saut

Gabriel Richard 27.08.2026 · 4 min
Personne travaillant sur ordinateur portable dans un bureau à domicile après avoir quitté son CDI




Négocier une rupture conventionnelle plutôt que démissionner ouvre immédiatement des droits aux allocations chômage, économisant plusieurs mois de trésorerie pour un futur freelance. Cette première décision conditionne le financement des six premiers mois d’activité indépendante.

Selon Le Coin des Entrepreneurs, quitter un CDI dans le même secteur reste légal à une condition : ne pas dépendre d’un seul client, sous peine de requalification en salariat déguisé.

Rupture conventionnelle ou démission : que choisir ?

La rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage immédiatement. Une démission classique n’y donne accès que dans des cas encadrés de démission légitime par France Travail. Pour un futur freelance, la rupture conventionnelle reste la voie la plus sûre.

La démission simple prive en principe des droits au chômage. France Travail admet toutefois des exceptions : démission pour reprise ou création d’entreprise après réexamen par commission paritaire au bout de 121 jours, sous conditions strictes d’activité antérieure. Cette procédure reste incertaine et longue.

Mode de ruptureDroit à l’AREDroit à l’ARCEDélai d’ouverture
Rupture conventionnelleOui, immédiatOui, si création d’entrepriseDifféré d’indemnisation classique
Démission classiqueNon, sauf motif légitimeNonSans objet
Démission pour création d’entreprisePossible après réexamen à 121 joursPossible si ARE accordéeMinimum 4 mois

L’ARCE verse 60 % du reliquat des droits ARE en capital, versé en deux fois. Un salarié avec 24 mois de droits restants et un salaire journalier de référence de 60 euros peut mobiliser un capital de départ conséquent plutôt qu’une rente mensuelle.

Cumul CDI et freelance : c’est possible

Oui, cumuler un CDI et une activité freelance est légal à condition de respecter l’obligation de loyauté envers l’employeur et l’absence de clause d’exclusivité. C’est la méthode la plus prudente pour tester un projet avant de sauter.

Découvrir cet article :  Quitter son CDI pour un CDD : ce que vous risquez vraiment

Trois points sont à vérifier : l’existence d’une clause de non-concurrence, une clause d’exclusivité interdisant toute activité annexe, et le secteur d’activité, qui ne doit pas concurrencer directement l’employeur. La micro-entreprise facilite ce test grâce à des formalités allégées.

Quel statut juridique choisir ?

Le choix dépend du chiffre d’affaires visé, du besoin de protection sociale et de la facturation de TVA. La micro-entreprise convient pour démarrer sous les seuils de franchise, la SASU pour un profil qui veut cotiser au régime général et lever des fonds, l’EI au réel pour déduire des charges importantes, et le portage salarial pour garder un statut de salarié en facturant des missions.

ProfilStatut recommandéPoint de vigilance
Test d’activité, faibles chargesMicro-entreprisePlafond de chiffre d’affaires
Besoin de protection sociale type salariéSASUCharges sociales plus élevées
Charges réelles importantesEI au réelComptabilité plus lourde
Tester sans créer de structurePortage salarialFrais de gestion prélevés sur le CA

Que se passe-t-il à la rupture du CDI ?

La rupture du contrat déclenche un préavis, le versement du solde de tout compte et, selon le mode de rupture, l’ouverture des droits à allocations chômage. S’ajoutent l’immatriculation de l’activité, la bascule de protection sociale vers le régime des indépendants, et une période sans revenu régulier à anticiper.

D’après Free-Work, l’incertitude sur la recherche de clients et la gestion administrative figurent parmi les principales craintes. Un tampon de trésorerie de trois à six mois de charges fixes est recommandé avant de quitter le CDI.

Calendrier J-90 à M+3

  • J-90 : négociation rupture conventionnelle, premiers devis test, compte bancaire dédié
  • J-60 : dépôt demande homologation inspection du travail, choix du statut
  • J-30 : immatriculation activité, inscription France Travail
  • M+1 : premières factures, simulation ARE/ARCE, assurance responsabilité civile
  • M+3 : bilan trésorerie, ajustement tarifs, décision passage à statut plus structurant
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Questions fréquentes

Est-il possible d’être freelance tout en étant salarié ?

Oui, sous réserve d’absence de clause d’exclusivité et de respect de l’obligation de loyauté. C’est la méthode la plus sûre pour valider un projet.

Peut-on toucher le chômage en démissionnant pour créer son entreprise ?

Une démission classique n’ouvre pas droit à l’ARE, sauf réexamen par commission paritaire après 121 jours. La rupture conventionnelle reste la voie la plus directe.

Quelle est la meilleure solution pour quitter un CDI ?

La rupture conventionnelle négociée avec l’employeur, combinée à un test préalable d’activité en cumul, limite les risques financiers et administratifs.

Quel statut juridique choisir ?

Cela dépend du chiffre d’affaires prévisionnel : micro-entreprise pour démarrer, SASU pour une couverture proche du salariat, EI au réel pour des charges importantes.

Sources