SMIC horaire : 12,31 €, la seule référence pour le temps partiel

Le SMIC horaire brut est fixé à 12,31 € depuis le 1er juin 2026. C’est la valeur légale de référence : le montant mensuel n’en est qu’une traduction pour 151,67 heures. Dès que vous travaillez à temps partiel, que vous faites des heures supplémentaires ou que vous voulez contrôler un bulletin, c’est ce chiffre-là, et lui seul, qui permet un calcul juste.
Pourquoi 151,67 heures et pas 151
La durée légale est de 35 heures par semaine. Une année compte 52 semaines, ce qui donne 1 820 heures, soit 151,666 heures par mois. Le chiffre est arrondi à 151,67 dans tous les calculs de paie.
C’est cet arrondi qui explique le léger écart entre le montant mensuel officiel, 1 867,02 €, et le produit 12,31 × 151,67 qui donne 1 867,06 €. Quatre centimes, sans conséquence, mais qui déroutent quand on refait le calcul.
Le temps partiel, premier usage du taux horaire
Un salarié à temps partiel n’a pas droit au SMIC mensuel : il a droit au SMIC horaire multiplié par ses heures. Le calcul se fait en ramenant l’horaire hebdomadaire au mois par le coefficient 52 divisé par 12.
| SMIC horaire brut | 12,31 € |
| Contrat de 24 heures par semaine | 104 heures par mois |
| Salaire mensuel brut minimum | 1 280,24 € |
Une précision qui vaut d’être connue : la durée minimale d’un temps partiel est en principe de 24 heures par semaine. Les dérogations existent, à la demande écrite et motivée du salarié ou par accord de branche, mais elles doivent être justifiées et non imposées.
Les heures supplémentaires
Elles se calculent sur le taux horaire réel du salarié, jamais sur le SMIC si celui-ci est mieux payé. Pour un salarié au minimum, la majoration légale donne les montants suivants.
- De la 36e à la 43e heure : majoration de 25 %, soit 15,39 € de l’heure.
- À partir de la 44e heure : majoration de 50 %, soit 18,46 € de l’heure.
Un accord d’entreprise ou de branche peut abaisser ces taux, sans jamais descendre sous 10 %. Vérifiez votre convention collective avant de conclure à une erreur : un taux à 10 % peut être parfaitement légal.
Contrôler son bulletin en trois opérations
Le taux horaire est l’outil de vérification le plus efficace, parce qu’il neutralise les variations de durée d’un mois à l’autre.
- Divisez le salaire de base par le nombre d’heures figurant sur le bulletin. Le résultat doit être au moins égal à 12,31 €.
- Excluez du numérateur la prime d’ancienneté, le treizième mois, les remboursements de frais et les heures supplémentaires : ils ne servent pas à atteindre le SMIC.
- Comparez le nombre d’heures à votre contrat. Un écart récurrent signale soit des heures complémentaires non majorées, soit une erreur de saisie.
Le taux horaire sert aussi ailleurs
Deux mécanismes importants s’expriment en multiples du SMIC horaire, et non en euros, ce qui les rend automatiquement indexés.
La validation des trimestres de retraite se mesure en heures de SMIC cotisées sur l’année, pas en mois travaillés. Un salarié à temps très partiel peut ainsi valider moins de quatre trimestres malgré une année complète de présence.
La bonification de la prime d’activité se déclenche à 59 fois le SMIC horaire et plafonne à 138 fois. C’est ce mécanisme, exprimé en heures, qui explique que le barème de la prime bouge à chaque revalorisation du SMIC.
Faire le calcul
Notre simulateur de salaire convertit un brut en net, et le générateur de fiche de paie reconstitue un bulletin complet avec les heures supplémentaires, ce qui permet de comparer au vôtre poste par poste.
Pour le montant mensuel à temps plein, voyez le SMIC brut mensuel, et pour un dossier de crédit ou un calcul d’exonération, le SMIC brut annuel. Enfin, le simulateur de prime d’activité montre l’effet du seuil des 59 heures de SMIC sur votre situation.




