Baisse de salaire, perte de mutuelle : selon Orange Actualités, ce 20 juillet 2026, le nouveau congé de naissance, censé simplifier la vie des jeunes parents, comporte des zones grises qui peuvent coûter cher. Entre 70 % du salaire net pris en charge le premier mois selon ameli.fr, un plafond de la Sécurité sociale qui limite les indemnités journalières, et des règles de maintien de la mutuelle variables selon les entreprises, beaucoup de salariés découvrent les détails au moment de poser leur congé.
Un salaire calculé sur des indemnités plafonnées
Le congé de naissance n’est pas rémunéré directement par l’employeur. C’est la Sécurité sociale qui verse des indemnités journalières (IJ), calculées sur le salaire journalier de base et plafonnées selon le plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros au 1er janvier 2026. Plus le salaire dépasse ce plafond, plus la part réellement couverte diminue : selon ameli.fr, 70 % du salaire net est pris en charge le premier mois, mais ce taux s’applique dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, ce qui réduit la couverture réelle pour les salaires les plus élevés ; certains salariés mieux payés se rapprochent ainsi de 60 % seulement.
| Salaire brut mensuel | Indemnité journalière estimée | Part du salaire couverte |
|---|---|---|
| 2 000 € | ~65 €/jour | ~90-100 % avec maintien employeur |
| 3 000 € | ~89 €/jour | ~75 % sans complément |
| 4 005 € et plus | ~95 €/jour (plafond) | ~60-70 % du net |
Sans complément employeur, le manque à gagner peut représenter plusieurs centaines d’euros sur la durée du congé, un mécanisme comparable à celui déjà observé lors d’une perte de salaire liée à un accident du travail.
La mutuelle d’entreprise, un maintien conditionné
Tant que le contrat de travail n’est pas rompu, la complémentaire santé collective reste en principe due. Mais pendant un congé partiellement rémunéré, la répartition des cotisations peut changer : certains employeurs suspendent leur part patronale, obligeant le salarié à régler l’intégralité de la cotisation, sauf disposition contraire de l’accord collectif. Les salariés à temps partiel et en CDD sont les plus exposés.
La portabilité des droits, souvent évoquée à tort, ne s’applique qu’en cas de rupture du contrat, pas pendant un simple congé. C’est donc l’accord collectif ou la politique interne qui fixe les règles, d’où l’intérêt de vérifier sa situation auprès des ressources humaines avant le départ.
Les démarches à anticiper
Pour déclencher le versement des indemnités, l’employeur transmet une attestation de salaire à la CPAM dès le début du congé. Un retard dans cette transmission retarde d’autant le paiement.
Comparatif des congés liés à la naissance
| Dispositif | Durée | Rémunération | Mutuelle |
|---|---|---|---|
| Congé de naissance | Quelques jours (congé supplémentaire de naissance : 1 à 2 mois selon les sources officielles) | IJ plafonnées, complément variable | Selon accord d’entreprise |
| Congé maternité | Plusieurs semaines | IJ souvent complétées à 100 % | Généralement maintenue |
| Congé paternité | 25 jours calendaires (selon service-public.gouv.fr) | IJ plafonnées | Selon accord d’entreprise |
| Congé parental | Jusqu’à 1 an renouvelable | Non rémunéré (hors PreParE) | Souvent suspendue |
Questions fréquentes
Comment est payé le congé de naissance ?
Par des indemnités journalières de l’Assurance Maladie, calculées sur le salaire plafonné, complétées ou non par l’employeur.
La mutuelle rembourse-t-elle le congé ?
Non, mais elle reste active si les cotisations continuent d’être réglées.
Est-on payé à 100 % pendant la maternité ?
Pas systématiquement, cela dépend d’un éventuel complément employeur.
Qui paie la mutuelle pendant un congé non rémunéré ?
La part patronale peut être suspendue, laissant le salarié régler seul sa cotisation, sauf accord contraire.
Le congé est-il soumis à cotisations ?
Les indemnités journalières sont soumises à CSG et CRDS, contrairement au salaire habituel.
À retenir
- Les indemnités du congé de naissance sont plafonnées selon le plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026).
- La couverture réelle du salaire varie entre 60 % et 70 % selon la rémunération, hors complément employeur.
- Le maintien de la mutuelle dépend de l’accord collectif, pas d’un droit automatique.
- Les CDD et temps partiels sont les plus exposés aux pertes de couverture.
- Vérifier sa situation auprès des RH avant le départ reste la meilleure protection.




